« une bibliothèque municipale très active! »

quartier des Ribas
83690 TOURTOUR

horaires habituels:
Mardi et Mercredi
de 10H à 12H30 et de 14h30 à 18h
Vendredi de 14h30 à 18h
Samedi du 10h à 12h30

mail:
bibliotheque@mairietourtour.com
téléphone:
0494705360

Réservez vos livres, cd et dvd, en consultant par le catalogue en ligne

le prochain rendez-vous des lecteurs se tiendra le vendredi 17 juin à 10h

les dernières nouveautés:

les ressources numériques

La Médiathèque Départementale du Var propose aux adhérents des bibliothèques de son réseau (dont Tourtour) un accès à une offre de services numériques. Films de fiction, films documentaires, ebooks, concerts et ressources musicales, cette offre est vaste et regroupe les plateformes suivantes :

Pour en bénéficier, il faut être adhérent d’une bibliothèque de référence (par exemple Tourtour) et s’inscrire en ligne sur le site : https://mediatheque.var.fr/collections/ressources-numeriques. Lors de l’inscription, votre numéro de carte d’adhérent vous sera demandé.

nouveau tapis de lecture

Pour les plus jeunes:  la ville

le prochain « RDV pichoun » est prévu le 18 juin

BD Angoulême est à Tourtour !

Retrouvez à la bibliothèque municipale de Tourtour toutes les bandes dessinées, adultes et jeunesse, qui ont reçu à Angoulême en 2019, 2020 et 2021 un des nombreux prix décernés lors de ce célèbre festival (prix du meilleur album, prix spécial du jury, prix de la bande dessinée alternative, prix jeunesse, prix des écoles etc…).

Et une petite exposition de l’école des loisirs intitulée « La fabrication d’une bande dessinée » en 9 panneaux de 60 x 42 cm est présentée avec 6 tomes de la BD « Astrid Bromure » ainsi qu’un dossier pédagogique.

Cette année encore la bibliothèque organise le « Prix du Livre Inter TOURTOUR ». Elle décerne son propre prix parallèlement à celui de la radio France Inter parmi les mêmes livres en compétition.

La fille parfaite – Nathalie Azoulai (P.O.L)

Quand, un beau matin de juin, Rachel apprend qu’Adèle, son amie de toujours, s’est pendue chez elle, elle se sent à la fois assommée et allégée. Une réaction à l’image de cette amitié tumultueuse qui a toujours provoqué en elle un mélange de fusion et de malaise profond. À partir de cette ambivalence, Rachel mène l’enquête et s’interroge sur ce qui a pu mener une fille aussi parfaite qu’Adèle, brillante mathématicienne et mère d’un jeune garçon, à se supprimer aussi violemment à 46 ans.

Après avoir enseigné plusieurs années, puis travaillé une dizaine d’année dans l’édition, Nathalie Azoulai franchi le pas et publie son premier roman en 2002, Mère agitée. Roman qui puise son inspiration dans la vie de son auteur bouleversée par la naissance et l’enfance de ses enfants et qui connaîtra une suite, 8 ans plus tard, Les filles ont grandi qui relate l’adolescence chahutée de ses filles.

Une dizaine d’ouvrages suivront dont Titus n’aimait pas Bérénice en 2015, lauréat du prix Médicis (et du Goncourt de l’Orient) dans lequel elle poursuit son exploration du théâtre entamé quelques années plus tôt dans Une ardeur insensée.

Plusieurs de ses textes ont été adaptés au théâtre. En marge du roman, Nathalie Azoulai écrit également pour la télévision. En juin 2021, elle est devenue membre du jury Femina.

Nom – Constance Debré (Flammarion)

« J’ai un programme politique. Je suis pour la suppression de l’héritage, de l’obligation alimentaire entre ascendants et descendants, je suis pour la suppression de l’autorité parentale, je suis pour l’abolition du mariage, je suis pour que les enfants soient éloignés de leurs parents au plus jeune âge, je suis pour l’abolition de la filiation, je suis pour l’abolition du nom de famille, je suis contre la tutelle, la minorité, je suis contre le patrimoine, je suis contre le domicile, la nationalité, je suis pour la suppression de l’état civil, je suis pour la suppression de la famille, je suis pour la suppression de l’enfance aussi si on peut. »

Nom est le quatrième roman de Constance Debré après les très remarqués Play Boy (Stock, 2016) et Love Me Tender (Flammarion, 2020, prix Les Inrockuptibles).

Constance Debré travaille à la première personne, et voilà comment elle l’expliquait à Augustin Trapenard en février dernier : « Il y a ce « Je » qu’on habite, qu’on vit, qu’on expérimente et il y a notre nom, la façon dont les autres nous appellent. Ces deux pôles, celui du « Je » et celui du « Nom » disent notre identité. Alors je me suis intéressée par le « Je » à la question du « Nom ». Et je me suis aperçu que ce nom, la façon dont on nous appelle, notre identité, c’est les autres, nos parents, notre famille et c’est le passé. Il m’a paru curieux qu’on interroge assez peu finalement cette chose-là, en particuliers dans nos sociétés modernes, nos sociétés soit disant du présent, soi-disant de moins en moins patriarcales, de plus en plus féodales et qu’on ne le remette pas en question. »

Monument national – Julia Deck (Ed. de Minuit)

Au château, il y a le père, vieux lion du cinéma français et gloire nationale. Il y a la jeune épouse, ex-Miss Provence-Alpes-Côte d’Azur, entièrement dévouée à sa famille et à la paix dans le monde. Il y a les jumeaux, la demi-sœur. Quant à l’argent, il a été prudemment mis à l’abri sur des comptes offshore. Au château, il y a aussi l’intendante, la nurse, le coach, la cuisinière, le jardinier, le chauffeur. Méfions-nous d’eux. Surtout si l’arrêt mondial du trafic aérien nous tient dangereusement éloignés de nos comptes offshore.

Monument national est le cinquième roman de Julia Deck. L’idée de ce roman est né d’une constatation : nous connaissons parfaitement la vie de certaines célébrités sans forcément acheter ni lire vraiment la presse people, Julia Deck s’est interrogée sur la manière dont ces gens s’infiltrent dans nos vies sans que l’on n’ait rien demandé. « Il y a une forme de syndrome de Stockholm et on prend plaisir à disserter sur leur vie ».

Alors que ses précédents romans avaient pour cadre différents lieux, cette fois-ci, l’auteure a eu envie d’un huis clos : « je voulais enfermer tout le monde dans un château, avec ce personnage central qui est une vieille gloire du cinéma français avec autour de lui sa famille et toute sa domesticité, avec ce que tout le rapport que cela induit entre les uns et les autres. »

Au printemps des monstres – Philippe Jaenada (Ed. Mialet Barrault)

Le 26 mai 1964, un enfant parisien sort de chez lui en courant. On retrouvera son corps le lendemain matin dans un bois de banlieue. Il s’appelait Luc. Il avait onze ans. L’affaire fait grand bruit car un corbeau qui se dit l’assassin et se fait appeler « l’Étrangleur » inonde les médias, les institutions et les parents de la victime de lettres odieuses où il donne des détails troublants sur la mort de l’enfant. Le 4 juillet, il est arrêté. C’est un jeune infirmier, Lucien Léger. Il avoue puis se rétracte un an plus tard. En 1966, il est condamné à la prison à perpétuité. Il restera incarcéré quarante et un ans, sans jamais cesser de clamer son innocence.

Philippe Jaenada reprend minutieusement les éléments du dossier et révèle que, par intérêt, lâcheté, indifférence ou bêtise, tout le monde a failli, ou menti. Alors il se penche sur Solange, la femme de l’Étrangleur. À travers ce fait divers extraordinaire, il fait le portrait de la société française des années 60.

« Le fait divers en lui-même n’a aucun intérêt » confiait Philippe Jaenada à Augustin Trapenard lors de la sortie de Au printemps des monstres, « c’est le contraire de l’humanité : de la violence, de la bêtise. Mais c’est une porte qui permet d’aller vers la société et les gens. »

Grande couronne – Salomé Kiner (Christian Bourgeois)

Nous sommes en France, à la fin des années 1990. Dans une ville de banlieue pavillonnaire, une adolescente regarde passer les trains qui filent vers Paris. Elle a des projets plein la tête : partir, devenir hôtesse de l’air et surtout, plus urgent, s’acheter des vêtements de marque. Mais comment faire quand on n’a pas assez d’argent de poche et que la vie dont on rêvait se révèle être un champ de cactus ? Car en attendant, sa famille vacille et ses repères sont chamboulés. En moins d’un an, sans renoncer à ses désirs, elle devra tout apprendre : comment classer ses émotions, tenir tête à ses copines, assumer des responsabilités trop grandes pour elle et vivre ses premières expériences sexuelles.

Salomé Kiner situe son roman dans les années 90, période ou elle avait l’âge de son héroïne : « C’était plus confortable pour moi, confie-t-elle , et c’est aussi une époque pour laquelle j’ai beaucoup d’affection. Surtout, ajoute-t-elle, les années 90, c’est un moment de basculement. On croyait qu’il y aurait un avant et un après avec le passage à l’an 2000. »

Ce passage dans l’adolescence et les tourments qui l’accompagnent, la confrontation à des réalités qui peuvent être assez dures, le flux de pensée et la hiérarchisation des événements par une adolescente, l’auteure les traduit par la langue : « Je voulais le faire sentir par cette narration à la première personne et surtout retrouver l’oralité de la narratrice, à la fois liée à l’époque et à l’âge du personnage. Je voulais retrouver cette rugosité, cette immédiateté et ce rythme assez rapide qu’il y a dans la tête d’un adolescent. »

Journaliste, Salomé Kiner vit et travaille en Suisse. Grande Couronne est son premier roman.

Connemara – Nicolas Mathieu (Actes Sud)

Hélène a bientôt 40 ans. Elle a fait de belles études, une carrière. Elle a réalisé le programme des magazines et le rêve de son adolescence : se tirer, changer de milieu, réussir. Et pourtant, le sentiment de gâchis est là, les années ont passé, tout a déçu. Christophe, lui, n’a jamais quitté ce bled où ils ont grandi avec Hélène. Il n’est plus si beau. Il a fait sa vie à petits pas, privilégiant les copains, la teuf, remettant au lendemain les grandes décisions, l’âge des choix. On pourrait croire qu’il a tout raté. Et pourtant, il croit dur comme fer que tout est encore possible. Connemara c’est l’histoire d’un retour au pays, d’une tentative à deux, le récit d’une autre chance et d’un amour qui se cherche par-delà les distances dans un pays qui chante Sardou et va voter contre soi.

Le roman de Nicolas Mathieu s’ouvre sur la colère : « La colère venait dès le réveil ». Il a expliqué à Augustin Trapenard ce qu’était cette colère : « Après les attentats de 2015, il y avait ce discours selon lequel, dans une société civilisée la colère ne devait pas avoir de place. Ça me semble tout à fait faux. La colère est un puissant affect à la fois politique et littéraire. Le livre commence avec la colère d’Hélène qui est en proie aux affres de son âge et des dispositifs de pouvoir sexistes qui l’enfermer.

J’ai voulu ancré à la fois le livre et Hélène dans cet affect en me disant que ce serait peut-être le carburant qui ferait marcher le plus fort son moteur. Hélène, c’est une force qui va et elle carbure à ça au départ, la colère. »

Le gosse – Véronique Olmi (Albin Michel)

Joseph vit heureux entre sa mère, plumassière, sa grand-mère qui perd gentiment la boule, les copains du foot et les gens du faubourg. Mais la vie va se charger de faire voler en éclat son innocence et sa joie. De la Petite Roquette à la colonie pénitentiaire de Mettray – là même où Jean Genet fut enfermé -, l’enfance de Joseph sera une enfance saccagée. Mais il faut bienheureusement compter avec la résilience et l’espoir.

Ce qu’a voulu Véronique Olmi c’est décrire comment à partir de bonne intention, on crée l’enfer : « A partir des années 1830/1840, ce ne sont plus les organismes de charité qui s’occupent des orphelins et des enfants abandonnés, tous ceux qui dérangent l’ordre social, mais l’état. Pour les protéger, on crée l’enfer : La prison de la Petite Roquette. Au début, les intentions sont bonnes : ‘on va les isoler, on va les instruire’. Victor Hugo visite la prison et la loue, de même que Lamartine. » Le lieu n’existe plus, la prison a été rasée, remplacée par un parc ou est allée Véronique Olmi : « Je crois beaucoup aux lieux, aux énergies qu’ils gardent, même quand les murs sont abattus. »

Feu – Maria Pourchet (Fayard)

Elle, mariée, mère, prof. Trop sérieuse? Lui, célibataire, joggueur, banquier. Mais qui parle à son chien. Entre eux, une passion sublime, mais qui ne pouvait que mal finir.

Maria Pourchet est romancière et scénariste. Feu est son sixième livre. Après s’être intéressée aux enfants surdoués et aux millénials perdus dans le monde du travail dans ses deux derniers romans (Champion et Les Impatients ), c’est la passion amoureuse, adultérine et son feu qui ravage tout autour de lui qui est au centre de cet ouvrage.

La fille qu’on appelle – Tanguy Viel (Minuit)

Quand il n’est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l’aider à trouver un logement.

Incarnation, voilà le premier mot qui vient à l’esprit lorsqu’il pense à ce projet : « J’ai eu envie à nouveau de ressaisir un espace-temps précis, théâtral, au sens de pouvoir sertir l’envie d’écrire dans des personnages, des décors. J’ai eu envie de choses très concrètes. Je savais que ça se passerait à St Malo, parce que c’est une ville très romanesque. »

Après avoir privilégié les essais, pou finalement revenir au roman, l’auteur s’est dit une fois cet ouvrage achevé : « C’est comme deux lignes qui longtemps se sont contredites chez moi, l’une ayant toujours l’impression d’être le bémol de l’autre. Et maintennat, je me dis qu’on peut faire les deux. »

Mahmoud ou la montée des eaux – Antoine Wauters (Verdier)

Syrie. Un vieil homme rame à bord d’une barque, seul au milieu d’une immense étendue d’eau. En dessous de lui, sa maison d’enfance, engloutie par le lac el-Assad, né de la construction du barrage de Tabqa, en 1973.

Fermant les yeux sur la guerre qui gronde, muni d’un masque et d’un tuba, il plonge – et c’est sa vie entière qu’il revoit, ses enfants au temps où ils n’étaient pas encore partis se battre, Sarah, sa femme folle amoureuse de poésie, la prison, son premier amour, sa soif de liberté.

Dans Mahmoud ou la montée des eaux (Verdier), ce livre entièrement écrit en vers libres, Antoine Wauters s’est glissé dans la voix d’un poète syrien qui nous raconte l’histoire de son pays depuis la rive et les profondeurs du lac El Assad. « La poésie syrienne crée beaucoup d’effets avec peu de moyens, confie-t-il à Augsutin Trapenard. Elle se tient à hauteur des choses. Par exemple, elle voit le reflet de la lune dans un plat de concombres. »

Nouveautés:

des jolis bacs adaptés pour recevoir les albums destinés aux très jeunes lecteurs

Dernières acquisitions :

nouveautés d’Avril 2022